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Carnet de voyage...

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  • Edouard & Claire

Aux confins de la Géorgie

Notre passage en Géorgie a été plutôt bref, comme prévu, car le mois de mars n'est pas l'idéal pour profiter des montagnes du Caucase encore bien enneigées à cette saison. Toutefois la partie sud-est du pays, à la frontière avec l'Azerbaïdjan notamment le parc national de Vashlovani est une jolie destination dès le printemps. A explorer quasi exclusivement en 4x4, donc dépaysement et solitude garantis!



Au dernier bourg avant d'entrer dans le parc, à Dedoplitskaro, nous récupérons le pass pour dormir au sein du parc ainsi que le permis frontalier pour circuler sur la zone frontalière de l'Azerbaïdjan. Mais à ce moment-là la pluie n'avait cessé de tomber pendant les jours précédents, transformant les pistes en véritable bourbier impraticable. Nous décidons donc d'attendre 24h avant de se lancer sur les pistes, dans l'espoir qu'elles sèchent un tout petit peu. Nous sommes récompensés de notre attente, car une famille de 4 voyageurs français qui suivent à peu près la même route que nous et que nous avions rencontrés à Tbilissi après de nombreux échanges sur les réseaux, nous rejoignent pour tenter l'aventure à deux 4x4.


Nous nous lançons à l'assaut des premiers kilomètres, qui sont toujours extrêmement boueux, du fait d'une terre agricole lourde. Les roues dérapent, ça chasse, ça glisse mais personne ne s'embourbe! De quoi filmer quelques instants assez épiques... Puis les champs laissent place à de grandes étendues de steppes rases. Nous suivons un chemin qui nous mène en haut d'une colline, avec une vue splendide sur le canyon en contrebas. Mais la route se mérite de nouveau, car si la piste est sèche ici, le dévers sur le côté est très impressionnant par moment! Je n'en mène pas large sur plusieurs passages et souffle un bon coup une fois la traversée de la colline terminée!

Après cela, nouveau changement de décor, et nous voilà au beau milieu d'un canyon, à sillonner le cours d'une ancienne rivière. Là aussi la pluie a laissé quelques traces, tout n'est pas encore sec et il faut continuer à être attentif au terrain pour avancer sans encombre.

En somme, une belle première journée de vrai offroad, au sein de ce parc qui se révèle d'une grande variété et de toute beauté...



Le lendemain, direction l'extrémité est du parc pour admirer la rivière qui sépare la Géorgie de l'Azerbaïdjan. Les moutons, les cheveux, les rapaces à type d'aigles, de vautours et autres espèces jalonnent notre parcours.

Etape assez amusante de contempler cette rivière, car on se retrouver juste en face d'un pays, séparé seulement par de l'eau de la Géorgie à cet endroit, et pourtant aux frontières actuellement fermées...

En poursuivant notre périple sur les pistes, nous traversons alors une zone légèrement vallonée. Et puis, au détour d'un virage, mon coeur ne fait qu'on bond dans la poitrine. Surgit au loin, traversant la steppe en courant à toute allure, un animal à l'allure d'un félin, au pelage brun clair. Avec la distance et la précipitation, pas le temps d'analyser les détails mais celui-ci court comme un félin et n'a pas de queue. Tout de suite, je me questionne et je rêve... Aurions-nous croiser la route d'un majestueux et si discret lynx?


La journée s'achève en beauté avec un bivouac posé sur les. hauteurs, nous offrant une vue à 360° sur les montagnes du Caucase en toile de fond. Le coucher de soleil se révèle à la hauteur, parant les lieux de douces teintes de roses.



L'aventure s'achève au 3ème jour, il est temps pour nous de sortir du parc et de rouler en direction de la capitale, Tbilissi. Nous laissons nos amis qui poursuivront pour quelques jours l'exploration des pistes de ce parc national, encore plus beau que ce à quoi je m'attendais.

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