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Carnet de voyage...

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  • Edouard & Claire

Destination le Manguistaou

Ca y est, après 24h pile de traversée, nous voilà arrivés en Asie centrale, au sud-ouest du Kazakhstan. Nous entrons dans cette partie du voyage tant attendue depuis toutes ces années à préparer ce projet, et pour laquelle mon impatience n'a cessée de grandir au cours de ces dernières semaines de voyage. Et si l'attente fait parfois idéaliser le moment à venir, au risque d'en être finalement un peu déçu, ce fut ici tout l'inverse. Encore plus grandiose, encore plus chaleureux, encore plus inattendu...


Pour reprendre le fil de l'histoire, il faut remonter quelques jours en arrière, en Géorgie. Tout d'abord j'avais contacté via les réseaux sociaux un voyageur à vélo, qui cherchait des solutions pour se rendre au Kazakhstan en évitant certaines affres du voyageur sans moyen de locomotion. Ni une, ni deux, le voilà embarqué à bord de Léopold. Et c'est finalement une amitié sincère qui se noue là au fil des bivouacs et des discussions, et nous voilà non plus 2 mais 3 à se rendre au sein d'une des parties les plus désolées et isolées du Kazakhstan, le Manguistaou.



Je savais que cette région se méritait, mais pas à ce point là. Après avoir repéré les points GPS d'intérêt à l'avance, car prévenus de l'absence de réseau dans ces coins, nous voilà à avaler les kilomètres de routes et de pistes, au milieu de steppes infinies ponctuées de quelques villages et de chameaux ou dromadaires errants dans ces étendues.

Le trajet pour rejoindre le parc national d'Ustyurt nous prend plusieurs jours, me faisant réaliser à quel point les distances sont ici très différentes de ce que j'ai connu jusqu'à maintenant. Qui plus est, nous devons faire un détour par une piste chaotique, quand la route principale se retrouve bloquée à cause d'inondations. Nous apprendrons d'ailleurs plus tard qu'elles sont les plus dévastatrices depuis des dizaines d'années au Kazakhstan et atteindront même quelques jours après un des tronçons de cette même piste. Je pense encore très fortement aux kazakhs croisés le long de ce chemin et j'espère de tout coeur qu'ils se remettront le plusrapidement possible de cette tragédie.

Puis dernière étape ravitaillement à Beïneou, petite ville du coin, où l'on se charge en nourriture et en eau avant de se lancer à l'assaut de ce parc national.


Notre premier cadeau s'offre d'entrée de jeu, lorsque nous croisons furtivement depuis le 4x4 la route d'un chat des steppes ou chat de Pallas!

Nous arrivons ensuite au début du parc, formé par ancienne mer retirée depuis des millions d'années et qui a donné la géologie des lieux, des morceaux de roches s'élevant tels des piliers au milieu d'une étendue désertique de couleur presque ivoire.

Au mois d'avril, ces endroits sont couverts d'une fine couche de végétaux ras, ajoutant des nuances de gris et de vert au paysage. Nous sommes seuls au milieu de ces lieux, minuscules entre ces immensités rocheuses, me donnant un sentiment de plénitude absolue.




Nous nous rendons également à un promontoire rocheux, d'où la vue permet d'admirer une barre aux crêtes acérées, par le-dessus. Sur la route, un peu de réseau nous permet de communiquer avec un couple rencontré peu avant la frontière russe, qui suit le même itinéraire que nous et sont en train d'arriver dans le parc. Rendez-vous est pris à ce point de vue.

Arrivés là-bas nous sommes de nouveau seuls, alors qu'au vu de la beauté de l'endroit et de la possibilité d'y accéder par une autre route que la notre, toute aussi longue mais faisable sans 4x4, je m'attendais à quelques assaillants armés d'appareils photos et de drones. De nouveau le panorama me saisit, de nouveau cette sensation d'immensité et en même temps d'être si petite face à ces géants de pierre. Les téléphones et appareils photos se remplissent d'images en même temps que les yeux...



Nos amis nous rejoignent et après avoir déniché un endroit pour la nuit sur un autre promontoire non loin de là, nous voilà à partager une soirée remplie d'amitié et de chaleur au milieu de ces paysages si isolés. Presque un paradoxe. Nous assistons au spectacle gratuit de la nature, coucher de soleil mais aussi lever de soleil, parants tour à tour de douces lumières orange et rose une face puis l'autre de ces falaises blanches.



Nous nous séparons au matin, eux dans une direction, nous dans une autre, chacun à la poursuite de la découverte du Manguistaou.

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1 Comment


Guest
Apr 21

C'est juste incroyable et ça donne tellement envie !

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