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Carnet de voyage...

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  • Edouard & Claire

La face méconnue de l'Ouzbékistan

Si je m'attendais à ce que l'Ouzbékistan soit le moment le plus "citadin" de notre expédition, à travers nos arrêts dans les villes mythiques de la route de la soie (dont je parle dans l'article précédent), je peux maintenant nuancer mon propos.

Je pensais réellement ne faire que de la ville, entrecoupé d'une nuit dans la nature par ci par là pour couper les trajets entre deux. Et finalement... qui aurait cru que c'est en Ouzbékistan que nous avons réouvert la saison des treks?!



Il s'avère qu'au nord-est, à la limite des frontières avec le Kazakhstan et le Kirghizistan, se situe un parc national appelé l'Ugam-Chatkal. Celui-ci est dominé par le mont Chimgan, culminant à plus de 3000 mètres d'altitude. Ce petit coin me faisait de l'oeil parce que j'avais bien lu dans le guide qu'on pouvait y randonner, mais les auteurs ont plutôt été avares de détails sur coup-là... Après avoir contacté des agences de voyage pour obtenir des informations sur les treks possibles, sur la possibilité de randonner sans permis frontalier, d'y accéder avec un chien, la seule réponse obtenue a été qu'il valait mieux prendre un guide. Merci là aussi pour le coup de main!


A force de persévérance, je finis par dénicher un topo d'une agence proposant un tour sur plusieurs jours, payant, mais décrivant entièrement leur itinéraire. Ni une, ni deux, on note tous les points sur notre appli de cartographie et on se motive pour un trek de 2 jours en autonomie dans l'Ugam-Chatkal.

Et petit bonus supplémentaire, notre ami Gus se joint à nous pour l'expérience, le temps d'attendre son visa pour poursuivre à vélo vers le Tadjikistan.


Nous partons non loin de la petite ville de Chimgan, à Melovoy, avec pour objectif sur cette première journée l'ascension de 2 cols à 1800 mètres d'altitude, le col d'Urta Kumbel puis de Chetkumbel, pour rejoindre la vallée de Nurekata pour le bivouac. Une quinzaine de kilomètres et un peu plus de 1000 mètres de dénivelés positifs.

La météo n'est pas extraordinaire, ne nous permettant pas de profiter entièrement de la vue sur les sommets encore enneigés qui nous entourent. Toutefois les vallées que nous traversons offrent déjà un joli spectacle, verdoyantes, avec par endroit des bouquets entiers de tulipes sauvages dont les pétales jaunes striés de rouge tranchent magnifiquement dans le décor.


Je reprends petit à petit le plaisir de l'effort et retrouve mon rythme, après pas mal de kilomètres de route dans les jambes. Svalbard lui retrouve avec une joie intense la montagne, les névés, les longues marches...



Le deuxième jour, nous découvrons alors la vallée de Nurekata, petit havre bucolique le long d'une rivière qu'il nous faudra d'ailleurs traverser à plusieurs reprises.

Les troupeaux de vaches mais surtout de chevaux jalonnent le parcours, gardés par des bergers à pied ou à cheval. Ceux-ci sont assez étonnés de nous voir par ici et plutôt curieux. Les touristes ne courent pas la région!

Après une vingtaine de kilomètres de marche, nous voilà arrivés au bout du trek. Je me sens éreintée et en même temps très heureuse de pouvoir retrouver enfin la montagne.




Nous prolongeons la découverte de cette région de l'Ouzbékistan en passant 2 nuits au bord du résevoir Charvak, après avoir été rejoint par notre couple d'amis en C15. Une petite piste cabossée, cachée dans les hautes herbes, nous permet d'atteindre un surplomb au-dessus de ce lac avec une vue splendide sur le mont Chimgan.




Je suis ravie d'avoir pu découvrir cette petite enclave peu visitée, me permettant d'admirer une autre facette de ce pays. L'Ouzbékistan m'a réellement surprise, passer des dunes de sable aux montagnes encore enneigés en passant par des villes animées de locaux ou de touristes étrangers, un sacré mélange inattendu qui m'a fait apprécié ce pays plus que je ne le pensais.


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