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Carnet de voyage...

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  • Edouard & Claire

Le long de la route de la soie

Après le passage intense et loin de tout dans le Manguistaou au Kazakhstan, nous passons la frontière ouzbèke tout au nord de l'Ouzbékistan afin de traverser cette contrée sur les traces d'une des routes de la soie.

Je dis "une des routes", car je me plonge petit à petit dans les récits historiques de l'Asie centrale et découvre qu'il n'y avait pas qu'une route de la soie mais bien plusieurs, variant légèrement selon les siècles, la plus connue étant celle passant par l'actuelle Iran et rejoignant l'Ouzbékistan à Boukhara. Le chemin que nous suivons pour notre part descend du nord de l'Ouzbékistan en passant par Khiva, Boukhara puis Samarcande, et a été empruntée essentiellement au VIIème siècle.


Les 150 premiers kilomètres depuis le poste frontière jusqu'à non loin de la petite ville de Noukous sont les plus difficiles parcourus jusqu'ici. L'état de l'asphalte est catastrophique, nous alternons entre passages sur une pseudo-piste parallèle crée à force de déviation des voitures et moments sur cette route trouée de partout en comptant chaque heure qui passe...

Cette zone, aussi nommée région du Karakalpakstan, a des allures de fin du monde d'autant plus depuis l'assèchement de la mer d'Aral (dû à la surexploitation de l'eau des fleuves qui l'alimentaient, delta autrefois beaucoup plus prospère).

Subsistent néanmoins quelques traces des anciennes civilisations, sous la forme de ruines de forteresses construites il y a des siècles en pisé pour protéger les terres fertiles des invasions des nomades venus des steppes. De quoi poser des petits bivouacs dans un décor digne d'Indiana Jones!

Et puis entre deux dunes de sable, je me prends à imaginer les caravaniers de l'époque, réalisant cette traversée probablement déjà éprouvante, au milieu de dunes de sable ou de steppes infinies.


Khiva, notre première étape, m'a complètement charmé. Son centre ville historique au sein de sa forteresse, entièrement en pisé, est d'un pittoresque absolu. Déambuler entre les ruelles au lever du soleil offre des nuances très douces à l'ensemble et permet d'admirer les monuments principaux sans la horde de touristes présente en pleine journée.

Car oui, c'est aussi ici les retrouvailles avec le monde réel, si j'oserai dire. Les vacances de pâques battent leur plein en Europe, alors on est entouré de français, d'allemands et autres venus en avion pour quelques jours. Je trouve toujours cela particulier de réatterir dans ce genre d'ambiance, alors que nous avons mis pour notre part des semaines à effectuer le trajet jusqu'ici.

Khiva marque aussi la séparation avec Gus, qui reprend son vélo pour poursuivre la route jusqu'au Tadjikistan. Mais nous nous retrouverons rapidement, car il n'y a véritablement q'une route principale avant la frontière, qui passe par Boukhara et Samarcande.




Boukhara, ville plus grande et plus moderne, a préservé son centre historique avec des monuments assez célèbres tels le minaret Kalon.

Petit clin d'oeil aux médecins, c'est ici que vécut Ibn Sina au XIème siècle, autrement connu sous le nom d'Avicenne...

Nous profitons de retrouver des grandes villes pour manger à quelques restaurants ou cafés plus internationaux, petit aparté que je trouve fort appréciable entre deux périodes où nous devons nous contenter des quelques mets locaux, certes pas mauvais, mais tout de même très répétitifs!



Ce périple sur la route de la soie s'achève avec Samarcande, cité mythique dans mon esprit. Et effectivement, même si la ville est maintenant très moderne, le Registan, la mosquée Bibi-Khanoum ou encore le mausolée Gour-Amir sont majestueux. Surtout les 3 bâtiments composants le Registan, avec des portails massifs, recouverts de mosaïque toujours dans les tons bleus célèbres d'ici.

C'est des fresques pleins les yeux que je repars de cette ville, mais aussi contente de retrouver ma tranquillité, sur des routes moins touristiques mais toujours dans la continuité des tracés anciens des routes de la soie.





Me plonger dans l'histoire de l'Asie centrale et parcourir ces lieux m'a d'ailleurs donné envie de relire les récits de Bernard Ollivier, livres intitulés "Longue marche" (merci à mon papa pour cette trouvaille) et qui m'ont fait rêvé il y a de cela quelques années. Sans savoir à ce moment qu'un jour je parcourrai moi aussi quelques étapes de cette route mythique...


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