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Carnet de voyage...

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  • Edouard & Claire

Un petit bijou à 3500 mètres d'altitude

Parmi les lieux incontournables selon moi au Kirghizistan, le lac de Kol-Suu se classe dans les premiers. Situé à l'extrême sud du Kirghizistan, aux frontières avec la Chine, s'y rendre se mérite un peu. Il faut, du fait de sa situation, un permis spécifique avec check-point sur chaque route arrivant ou partant du lac.

Nous effectuons une boucle sur plusieurs jours pour rejoindre le lac, en passant d'abord à l'ouest de Kol-Suu, par le caravansérail de Tash-Rabat. Celui-ci accueillait les caravaniers au 15ème siècle sur la route de la soie et constituait un de leurs derniers refuges avant de traverser la chaîne montagneuse du Tian Shan, séparant le Kirghizistan de la Chine.


La route principale mène ensuite droit au poste frontière pour la Chine. Nous la quittons peut-être une cinquantaine de mètres avant les barrières pour rejoindre une piste qui file à l'est et longe ce noman's land constitué de sommets infranchissables. Ici les paysages sont désolés, on roule entre de vastes étendues d'herbes rases entrecoupés de cours d'eau plutôt à sec. Les plaines sont battues par les vents et le ciel orageux ajoute une touche apocalyptique à l'ambiance.


Ce n'est qu'après une centaine de kilomètres que nous retrouvons quelques traces de civilisations, peu avant le lac finalement. Des yourtes sont disséminées dans le paysage, des troupeaux de yaks et de chevaux parcourent les vallées. Et puis, nous nous retrouvons vite au milieu de dizaines de marmottes, à chaque coup d'oeil j'en aperçois des nouvelles! Je suis bouche bée d'en voir autant, et de si près!

Nous jetons notre dévolu sur un spot en contrebas de la piste, en bord de rivière. La météo en ce mois de juin à plus de 3000 mètres d'altitude, entre neige et pluie mêlées, me donne le sentiment d'être de retour en Géorgie.






Une éclaircie nous permet de réaliser LA randonnée pour laquelle nous avons fait tou ce chemin, direction le lac de Kol-Suu. Si le chemin en lui-même ne comporte guère de difficultés, que ça soit par le peu de dénivelés ou de kilomètres, la récompense n'en est pas moins une des plus belles du pays. Après quelques kilomètres en fond de vallée, où des yaks paissent tranquillement, une petite montée permet d'atteindre ce lac. Niché tel un bijou au milieu d'un écrin de falaises abruptes, sa couleur d'un bleu ciel presque laiteux scintille, tout en contraste avec la roche tirant sur le noir. A cette saison, il reste encore des névés accrochés sur les flancs des parois.











Même si depuis quelques années, le potentiel touristique de ce lieu splendide s'est révélé, avec possibilités de treks à cheval jusqu'aux rives ou même tour en petit bateau sur les eaux du lac, le silence du lieu est respecté. J'essaye d'imprimer cette carte postale dans ma tête, en plus des quelques clichés immortalisés sur les écrans, avant de m'arracher à la contemplation des lieux et d'entamer la redescente, pour éviter la prochaine averse.

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